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Émissions de CO2 : trois ans après le "Dieselgate", Bruxelles met la ...

C’est ce lundi que s’ouvre en Allemagne le procès de Volkswagen, mis en cause pour avoir triché sur ses émissions de CO2. Un procès qui est un peu aussi celui de toute une industrie.

Volkswagen, d’une certaine manière, paie pour tout le monde. Tout est hors normes dans ce procès. Le constructeur a reconnu avoir truqué 11 millions de moteurs diesel. Le scandale lui a déjà coûté 25 milliards d’euros. On a dû installer le tribunal dans la salle de congrès de la ville de Brunswick, près du siège de Volkswagen, tellement il y a de monde. Mais ce scandale a surtout une conséquence beaucoup plus lourde, cette fois pour l’ensemble de l’industrie automobile.

On veut faire la chasse au CO2 coûte que coûte.

Sous la pression du scandale et de l’opinion, l’Europe veut des objectifs de réduction des émissions de CO2 plus contraignants. Des discussions s’ouvrent aujourd’hui au Parlement européen. À quel rythme faut-il réduire ces émissions ? La Commission dit -30% de C02 d’ici 2030. Les députés Verts et socialistes au Parlement européen disent -50%. Les constructeurs s’étranglent, pour eux, -20% ce serait déjà très bien. Or derrière ce bras de fer, il y a aussi un enjeu industriel crucial pour l’Europe.

C’est-à-dire?

Les plus anti-CO2 disent: ce n’est pas seulement pour la planète qu’il faut réduire le CO2. C’est aussi parce qu’il y va de l’avenir de notre industrie automobile. Voyez ce qui est en train de se passer en Chine. Le Parti s’est fixé un objectif stratégique, beau comme un slogan: l’industrie automobile qui est née en Europe au XXe siècle sera chinoise et électrique au XXIe. Pékin a fixé un quota de voitures électriques qui augmente d’année en année et l’industrie doit s’adapter à marche forcée. C’est l’avantage d’un régime autoritaire. Voilà l’enjeu derrière la bataille du CO2. L’Europe doit et peut relever ce défi. Encore faudrait-il que nous soyons à armes égales avec des Chinois qui protègent leur marché et financent leur industrie à l’aide de prêts d’Etat avantageux. Plutôt que de se déchirer entre "pro" et "anti" lobby automobile, nous ferions bien d’avoir nous aussi une stratégie industrielle à long terme. À la chinoise.

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http://www.europe1.fr/emissions/l-edito-eco2/emissions-de-co2-trois-ans-apres-le-dieselgate-bruxelles-met-la-pression-sur-lindustrie-automobile-3751595

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