En 1900, les pionniers du sport auto sont à Paris. Pour les premiers JO du 20e siècle, les épreuves automobiles sont présentes, mais ne sont pas reconnues par le Comité international olympique comme “sport olympique” à part entière.
Ce qui n’empêche en rien l’organisation de sept épreuves : concours de voiturettes, de poids légers, de poids lourds, voitures de tourisme, voitures de place et voitures de course.
L’épreuve phare étant la course Paris-Toulouse-Paris, organisée du 25 au 28 juillet, pour un total de 1 347 km.
Un exploit pour Louis Renault
Soixante-dix-huit véhicules sont au départ, toutes catégories confondues. Seules 18 d’entre elles seront classées à l’arrivée.
Au début du siècle dernier, les routes ne sont que des pistes de terre, et les pièges nombreux. Alors qu’Alfred Velghe sur une Mors remporte la course et le prix de 8 000 francs réservé au vainqueur, c’est un certain Louis Renault qui s’impose en catégorie “voiturettes”.
Au volant de la voiture de sa conception, il reçoit 4 000 francs et un beau coup de pub pour ses voitures. Il faudra attendre 36 ans pour revoir le sport auto aux JO.
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1936, un rallye olympique dans l'Allemagne hitlérienne
C’est comme “sport de démonstration” que les Jeux Olympiques accueillent le rallye en 1936. L'événement sportif a été organisé dans une ambiance particulière, puisqu’ils se déroulent dans l’Allemagne nazie d’avant-guerre.
Une seule épreuve au programme, un rallye qui traverse toute l’Allemagne, avec une arrivée triomphale dans le stade olympique de Berlin.
L’industrie automobile allemande fait la fierté du régime nazi. Adolf Hitler, son dirigeant, compte sur cette épreuve pour démontrer la supériorité des voitures et pilotes allemands.
Victoire féminine et colère allemande
L’objectif est de tamponner divers points de contrôle dispersés à travers le pays, en un minimum de temps. Un équipage anglais, et féminin composé de la pilote Elizabeth Haig et de sa navigatrice Barbara Marshall traverse la Bavière puis remonte vers le Nord.
Au moment d’emprunter l’AVUS, première autoroute du monde, les deux femmes au volant d’une voiture anglaise de marque Singer pointent en tête de la course.
L’avance est confortable et le régime nazi comprend qu’aucune voiture allemande ne franchira l’arrivée en tête à Berlin.
L’humiliation
Les autorités préviennent alors le Führer de la probable victoire anglaise et féminine. La réaction ne se fait pas attendre. L’arrivée, initialement prévue au Stade Olympique de Berlin, est déviée.
Pour éviter le tour d’honneur humiliant pour l’Allemagne, d’un équipage féminin dans une auto anglaise, l’arrivée se fait dans un endroit désert à quelques kilomètres du stade.
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Le sport auto, bientôt de retour aux JO ?
Le sport automobile ne sera plus jamais associé aux Jeux Olympiques. Mais cela pourrait changer. Le CIO a en effet retiré en 2007 de la Charte Olympique, une clause qui l’interdisait : "Les sports, disciplines ou épreuves dans lesquels les performances dépendent essentiellement d'une propulsion mécanique ne sont pas acceptées.”
Le chemin sera en revanche encore très long avant de voir une épreuve de circuit ou de rallye.
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